La proie pour l’ombre

Les Français, toujours plus nombreux, se défient totalement de leurs représentations (politique, syndicale…), mais aussi de l’essentiel du monde des médias. Leur sentiment profond : que les uns et les autres produisent autant de bruit qu’ils peuvent sur l’écume des faits, pour mieux occulter leurs fondements, et soigneusement éviter ainsi remises en cause douloureuses.

Sont-ils injustes ? Essayons d’y penser un instant. Au hasard :

  • Les statistiques nous apprennent qu’environ 80 % des accidents ont lieu dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour du domicile des accidentés : « 74 % des accidents mortels ont lieu lors des trajets quotidiens ou de courte durée (http://www.agpm.fr/conseils/prevention/conseils-prevention-routiere-le-trajet-quotidien.php) ». Qui voudrait réellement réduire le nombre de morts sur la route se pencherait donc en priorité sur la dangerosité de tant de routes secondaires que les usagers empruntent quotidiennement, au péril de leur vie, autour de chez eux. Mais non ! Ce serait en fait à la fois difficile, peu spectaculaire, et surtout peu rémunérateur, tant en termes de rançons fiscales que de bénéfice d’image pour nos (ir)responsables. On s’intéresse donc en priorité, pour ne pas dire uniquement, aux segments de route les moins dangereux et les plus sécurisés (et en priorité, nos autoroutes, pourtant parmi les plus sûres du monde), mais sur lesquels on a le plus de chance de piéger le plus de conducteurs. Avec en habillage – camouflage le petit couplet classique chanté avec une belle hypocrisie sur les « vies humaines épargnées », que précisément on n’épargne pas !
  • L’essentiel du potentiel d’emploi, qui ne le sait pas, ce sont les petites entreprises et tout particulièrement, les petites entreprises de service. La différence entre le nombre d’emplois en France dans le seul secteur des services et celui que le secteur compterait, si le taux d’emploi par habitant y était comparable à celui des États-Unis n’est pas loin de correspondre… au nombre total de nos chômeurs. Qui voudrait résoudre le problème de l’emploi essayerait d’abord de réapprivoiser à l’emploi nos petites entreprises, qui considèrent aujourd’hui, dans une immense proportion, qu’employer est le pire des risques et que c’est donc sagesse de ne s’y résoudre qu’avec la plus grande parcimonie. Mais non ! Tous les efforts, bizarrement qualifiés pactes, portent en réalité, uniquement en direction des grandes entreprises, qui ne représentent plus qu’une partie de l’emploi salarié, et dont le développement ne passe plus par l’emploi, mais par la robotisation.
  • Plus une journée, malheureusement, où nous n’apprenions qu’un acte antisémite grave, avec violence physique, vient de se commettre quelque part dans notre pays. Pas de doute non plus, ces actes répugnants sont toujours et systématiquement le fait de musulmans qualifiés d’islamistes. Qui voudrait réellement assurer aux juifs de France une légitime sécurité reconnaîtrait cette situation de fait, et en tirerait toutes les conséquences. Mais non ! Les seuls antisémites qu’il soit permis de dénoncer sont d’obscurs et introuvables nostalgiques dont l’analyse du niveau cérébral hésite entre diagnostic de débilité ou de sénilité (quand ce n’est pas des deux qu’il s’agit en même temps), nostalgiques uniformément qualifiés « d’extrême droite »… avec les thèmes trémolos récités en rengaine, « les heures sombres de notre histoire », « les dangers de la peste brune ». Mais savez-vous de combien d’attentats antisémites les personnes dites de droite ou d’extrême droite, toutes confondues, se sont rendues coupables depuis… 1945 ? Aucun ! Zéro ! Nada ! (« Il faut aussi noter que depuis la Seconde Guerre mondiale, tous les attentats antisémites en Europe ont été le fait du camp islamo-arabe, à l’exception d’attentats commis par Action directe et Carlos, qui sont d’extrême gauche. Jamais l’extrême droite n’a commis d’acte sanglant depuis 1945. » http://philosemitismeblog.blogspot.fr/2014/05/la-belgique-est-une-terre-de-violence.html)
  • Un jeune voleur « multirécidiviste » se trouve rattrapé par des « amis » de l’une de ses victimes, qui lui règlent son compte avec une férocité effectivement barbare ; on pourrait regretter le délabrement de notre système judiciaire, dont nos citoyens savent pertinemment qu’ils peuvent compter autant sur lui pour les défendre que sur les phases de la lune, les invitant, quoi qu’on dise, à la tentation de « régler leurs comptes » eux-mêmes. Mais non ! On nous dénonce au contraire un acte raciste, imputable à notre société française. Ah bon ? Mais oui, bien sûr, puisque le voleur, parfaitement sédentaire pourtant, faisait partie de la « communauté des gens du voyage », que notre méchante société ne « veut pas intégrer ». Concerto des médias écrits et oraux en « Rom » majeur. Mais pas un d’entre eux pour signaler que ce lynchage, totalement improbable dans notre société, qui n’en pas du tout la culture, a été le fait d’une « bande » qui « règne » sur une banlieue de non-droit, où l’imprudent voleur a commis l’erreur de commettre son forfait. Et pour regretter, ne serait-ce qu’en bémol mineur, la réalité d’un multiculturalisme de fait et de zones territoriales où non seulement notre culture nationale n’a plus court, mais où notre droit n’a plus pratiquement « droit de cité » !
  • Dans beaucoup d’endroits parfaitement identifiés dans le monde, le sort réservé aux femmes ne peut que soulever l’indignation de tout esprit construit en culture judéo-chrétienne. Des mineures y sont contraintes d’épouser, parfois pour des périodes n’excédant pas ce que l’on appelle une « passe » chez nous, des maris, en fait des clients de leur parentèle. On pourrait imaginer que nos bons esprits s’indignassent de tant d’injustices, surtout lorsque tout indique que subrepticement, elles viennent à se produire, non pas derrière d’autres frontières, mais peut-être à l’intérieur des nôtres. Non, jamais. En revanche, la litanie bien rodée de l’inégalité uniquement chez nous entre hommes toujours machos et femmes toujours exploitées… avec la dénonciation répétée d’inégalités de salaires, qui restent pour moi un absolu mystère : trente-cinq ans d’expérience d’employeur ne m’ont toujours pas permis de comprendre comme nombre de mes collègues se débrouilleraient pour payer, à compétences et activités égales, les femmes moins cher que les hommes…
  • Et il y a mieux encore ! Un film récent, qui circule un peu partout sur le web, dénonce en effet ces mariages odieux entre mineures ignorantes et vieillards libidineux. Mais, acteurs, décors, accessoires ne laissent aucun doute : on est en occident bourgeois, dans une église chrétienne, autant dire dans un univers où une telle éventualité n’a tout simplement aucune chance de se produire ! Cas extrême : la « courageuse » dénonciation d’une situation qui ne pourrait matériellement avoir d’autre existence réelle que celle de phantasmes de cerveaux gravement perturbés.

Comment comprendre cette rage commune à ignorer les proies pour ne s’en prendre qu’à leurs ombres ? Je laisse aux psychologues, aux sociologues, aux experts le soin de discourir ; mais je me contente de noter qu’il est beaucoup plus raisonnable de hurler son rejet antinazi quand il n’y a précisément plus aucun nazi pour risquer de vous contredire, que de dénoncer les crimes communistes, quand il y a encore des communistes (et pourtant, 6 millions de morts par les nazis, mais… plus de soixante millions, par les seuls communistes chinois !), ou, plus dangereux encore, de s’indigner des crimes et attentats islamistes, quand précisément les islamistes sont désormais présents partout dans nos pays occidentaux : six ou huit cents combattants armés et dangereux, de l’aveu même de notre Président, qui nous signale cette situation presque comme une banalité !

Et puis, cette autre remarque. Les hommes qui précipitent notre pays vers sa ruine n’ont guère été élus que par une minorité de citoyens, et ne sont plus soutenus que par une minorité encore plus réduite aujourd’hui : il n’est donc pas si étonnant que cela que l’immense majorité des autres, qui se constatent complètement ignorés ou mieux, méprisés, par cette minorité, n’y trouvent pas leur compte.

Et pourtant, dans ce pays, le citoyen est beaucoup moins maltraité que ne l’est le travailleur, employeur ou employé ! Ce dernier (employeur, employé, ou seulement candidat à l’une de ces deux situations) a le sentiment de n’être pris en compte par personne. Il a raison : moins de 10 % des individus d’une population (« représentants » patronaux et salariés syndicalistes confondus) y imposent leur totalitarisme évolutionnaire (arbitrairement dénommé « code du travail ») à 90 % des autres, soigneusement muselés.

Les Français, toujours plus nombreux, se défient totalement de leurs représentations (politique, syndicale…), mais aussi de l’essentiel du monde des médias : ils ont raison.

Paris, lundi 30 juin 2014

Amateur ou… amateur ?

Le sait-on encore ? C’était pourtant hier que le principal argument commercial de la plupart des éleveurs de chiens ou de chats était la revendication d’être un élevage « amateur », ou « familial » ?

C’en était au point que même des élevages tout ce qu’il y a de plus professionnels n’hésitaient pas à tenter de maquiller ce professionnalisme autant qu’ils le pouvaient…

L’éleveur « professionnel », dans l’esprit du public, était celui qui gagnait de l’argent en élevant et en vendant les animaux, et cela n’avait pas si bonne presse que cela…

Au contraire, « l’amateur », était considéré à la fois comme un « connaisseur » et un « véritable amoureux » des animaux qu’il élevait.

Et puis peu à peu, les connotations de ces deux mots se sont transformées… « Professionnel » a gagné de la noblesse : on a occulté l’aspect « activité rémunératrice » pour exagérer le sous-entendu compétence et savoir-faire désormais liés à ce vocable. Dans le même temps, on a dévalorisé l’amateur, pour en faire un dilettante incompétent, et pourquoi pas plus ou moins malhonnête…

Cette double évolution sémantique a ceci de remarquable qu’elle ne doit en réalité rien au hasard, puisqu’elle est au contraire le résultat objectif d’une manipulation des organisations précisément « professionnelles » auprès de l’opinion publique, manipulation relayée pour diverses raisons par les pouvoirs publics : il s’agit même d’une illustration, véritable cas d’école, de ce qu’une minorité organisée et agissante parvient à confisquer à son seul profit un vaste espace de liberté…

Le but des organisations professionnelles en général, et ici, des organisations professionnelles d’éleveurs, étant de se créer des espaces monopolistiques de production, supprimant de fait tout risque de concurrence : en clair, les éleveurs professionnels veulent être les seuls à produire des chiens ou des chats !

Mais pour arriver à cette fin, on ne se contente pas de manipuler le vocabulaire ! Il y a une façon beaucoup plus radicale de créer des situations de monopole : l’invention continue et permanente de réglementations !

Sous couvert des meilleures intentions du monde, les pouvoirs publics (pour avoir ou donner l’illusion d’une quelconque utilité) et les organisations professionnelles réglementent donc à tour de bras… Obligation de certificats, de diplômes, d’installations, de contrôles, de suivi administratif, comptable, fiscal, taxations… Et bien sûr, j’en oublie, tout est bon pour décourager toute ambition, toute velléité de concurrence.

C’est la lutte des artisans contre les autos entrepreneurs, et dans le domaine qui nous occupe, des éleveurs professionnels contre les amateurs.

Que là ne soit pas l’intérêt des amateurs, c’est l’évidence ! Mais est-ce pour autant celui des consommateurs (ici, les candidats – acheteurs de chats ou de chiens) ? Est-ce même, réellement, celui des professionnels ? Nous allons voir que c’est exactement le contraire…

Mais remarque préalable, il faut savoir que cette tentation monopolistique n’a rien de spécifique à notre société française. C’est au contraire la règle générale : on peut démontrer que presque partout dans le monde, les entrepreneurs se montrent souvent les premiers ennemis de la liberté d’entreprendre, les éleveurs de chiens et de chats comme les autres…

Dans certains pays, ces derniers se montrent encore plus efficaces que chez nous. Il n’y a pas d’ailleurs à chercher loin : en moins de quelques années, les éleveurs professionnels belges se sont débrouillés pour rendre impossible toute forme d’élevage amateur. Aux États-Unis, les professionnels vont plus loin encore : pour supprimer toute forme de concurrence potentielle, ils ont inventé tout simplement de « stériliser », au sens propre, cette dernière. Comment ? Ils ne vendent plus, précisément, que des animaux stérilisés !

Et cela va beaucoup plus loin que vous ne le pensez ! La stérilisation ayant lieu très tôt, avant même la mise en place des organes génitaux, les animaux destinés à la vente n’ont plus d’appareil génital réellement fini, et ils vivront définitivement privés de toutes les fonctions hormonales normalement destinées à leur sexe. Il s’agit au sens propre d’animaux profondément diminués, privés de manière définitive de la part essentielle de leur nature. Les mâles, par exemple, n’ont tout simplement pas de testicules… (C’est la raison pour laquelle il faut lire avec beaucoup de circonspection les ouvrages très nombreux traitant d’éducation d’origine anglo-saxonne : de quel genre d’animaux parle-t-on ?)

Il ne s’agit donc même plus « d’animaux castrés », vous l’aurez compris, c’est bien pire…

Le problème, c’est que de tels animaux n’intéressent… que les ignorants ! Informés, les candidats – acheteurs prennent la fuite, on les comprend !

Ouf ! Nous n’en sommes pas (encore) là chez nous ! Il n’empêche, et même si personne n’ose le reconnaître, et qu’il s’agit véritablement d’un sujet tabou : on observe depuis plus de 10 ans une chute quasi vertigineuse du nombre de chiens dans notre pays, avec pour corollaire la quasi-disparition de certaines races !

Et pour un observateur libéral, il n’y a rien là qui ne soit très normal : une activité, quelle qu’elle soit, ne peut exister et se développer que si elle peut s’exprimer dans toutes ses composantes.

Une majorité de propriétaires de chats ou de chiens ou de candidats – propriétaires n’envisagent pas du tout de s’imposer les charges et les soucis d’une reproduction. Mais une petite minorité, plus passionnée, plus motivée, veut aller plus loin, et cela peut parfaitement se comprendre.

Sans l’existence de cette minorité, c’est l’ensemble du secteur qui se réduit comme peau de chagrin. Contrairement à ce qu’ils pensent, les éleveurs professionnels ne devraient pas considérer les éleveurs amateurs comme des concurrents, mais comme des partenaires !

L’élevage amateur ou familial est toujours possible dans notre pays : il ne doit pas être découragé, mais au contraire soutenu. À condition bien sûr qu’il s’agisse réellement d’un élevage « amateur » : des connaisseurs avertis et cultivés, passionnés, dont l’objectif n’est pas le rendement économique, mais la production d’animaux de qualité, équilibrés et « bien élevés ».

Et bien sûr, cet exemple spécifique pourrait être étendu sans difficulté : limiter la concurrence, c’est à dire la liberté, ne fait à terme le bonheur de personne, pas même celui des responsables de cette limitation.

Paris, le jeudi 12 juin 2014

Tiens, comme c’est bizarre, la courbe du chômage n’obéit pas au président !

Avril : les chiffres du chômage sont mauvais. Tout le monde fait semblant de s’étonner : tout cela, malgré l’action si volontaire de notre gouvernement ?

L’action, quelle action ? En tout cas, le « petit patron » qui signe cet article, d’action, il n’a rien vu venir. C.I.C.E. et tout ce qu’on voudra comme barbarismes en plus, jusqu’à ce jour, les relevés mensuels de mon cabinet comptable ne laissent aucune illusion : les charges sociales dans mon entreprise, comme les autres taxes, continuent, inexorablement, leur désespérante croissance.

Et sauf à subir une injustice scandaleuse à laquelle je ne crois guère, il y a fort à parier que ce qui est vrai chez moi doit l’être aussi chez les autres…

Normal me direz-vous : toutes les mesures si généreusement claironnées ne seront mises en application que d’ici 2017. Dans trois ans ? Combien d’entre nous seront morts dans trois ans ? Combien, plus pessimistes, se seront réfugiés sous des cieux moins cruels ? (Souvenez-vous de cette plaisanterie de Woody Allen : les Juifs pessimistes en 1939 ont fui l’Allemagne et sont devenus milliardaires à New York… ; les optimistes…)

Autre question : si une mesure doit avoir un aspect positif, pourquoi donc attendre si longtemps ? Pourquoi ne pas la prendre maintenant ?

Mais il paraît que notre président et son soudain bien silencieux premier ministre dialoguent avec les « entrepreneurs » ! Ah bon ! Quels entrepreneurs ? Le président du Medef. Le président du Medef ? Mais pour quoi faire ?

Mais parce que c’est très clair : on baisse les charges pesant sur les entreprises, ces dernières font exploser les embauches !

Exploser les embauches ? Qui cela ? Les entreprises du Medef ? Ce syndicat des salariés dirigeants de (très) grandes entreprises ? Et quelqu’un a fait semblant de croire une pareille billevesée ?

Car il n’y a que deux hypothèses : ou bien les grandes entreprises font ce que font toutes les grandes entreprises dans le monde, c’est-à-dire qu’elles continuent de réduire l’emploi salarié, ou bien elles ne le font pas, et elles seront rapidement laminées par celles qui le font.

Mais vous dites n’importe quoi ! Aux États-Unis, beaucoup d’entreprises rapatrient les usines qu’elles avaient délocalisées hier !

C’est vrai. Pour deux raisons. La première est que l’énergie américaine est devenue en quelques mois la moins chère du monde : merci les gaz de schistes américains. Mais de ce côté-là, et sans doute pour longtemps encore, rien à espérer des schistes français. Et la seconde, ce sont… les robots ! Les usines reviennent, mais ce sont des usines vides ! Mille salariés y sont remplacés par cent robots et… une petite poignée de surveillants et de « techniciens de surface ». Des « créations d’emplois » ? À oublier !

Et quoi qu’elles puissent promettre par ailleurs, nos grandes entreprises, à leur tour, n’auront pas d’autre choix, les dirigeants du Medef, comme les dirigeants du pays, le savent parfaitement : les investissements les plus rationnels créeront des robots, pas des emplois !

Les grandes entreprises : moins de 30 % de l’emploi, un pourcentage destiné à se réduire inexorablement. Mais tout l’effort de notre gouvernement porté uniquement sur cet étroit secteur ! Pour le reste ? Pour le reste, rien.

70 % du potentiel d’emplois totalement occulté par tous.

70 % du potentiel d’emplois, pour lesquels le coût réel de l’emploi (salaires et charges) n’est qu’un paravent ! Le vrai problème, répétons-le, redisons-le, rappelons-le, ce n’est pas le coût de l’emploi, mais le coût de sa rupture, en réalité insupportable, hors de portée des chiffres d’affaires et des marges des entreprises moyennes et petites.

C’est une question évidente de bonne gestion : si je ne peux pas licencier, je ne dois pas embaucher.

Bien entendu, j’entends, vous entendez, le corps des pleureuses indignées : précarisation des travailleurs, à la merci de la cupidité cruelle de « petits chefs » en mal de pouvoir… Bon, bon… comme tous les autres patrons, je vais continuer de me taire… Mais vos belles promesses, Messieurs les politiques, les tiendriez-vous, ce dont je doute fortement, que je ne suis pas prêt de les prendre en compte.

C’est que l’on peut contraindre les patrons à n’embaucher que dans le cadre de votre « code du travail ».

Mais on ne peut pas (pas encore ?) les contraindre à embaucher.

Paris, le 9 juin 2014