Paris vaut bien une messe… de trop ?

Voilà, nous venons de passer une période caniculaire, comme ils disent. Mais pour vous dire la vérité, moi, la chaleur à Paris, ça me plaît plutôt bien ; ça m’aide à soigner ma nostalgie tropicale. Bon, ce ne sont ni les mêmes visages, ni les mêmes paysages ; mais en fermant les yeux, la chaleur, cela permet de rêver.

Bien sûr, comme rien n’est parfait, une chaleur un peu énergique en Europe offre l’inconvénient d’avoir à subir les commentaires habituels des climateux, politiques et médiatiques, nourris au Giec plus ultra de la pensée unique.

D’un autre côté, cela peut devenir amusant : ainsi cette remarquable trouvaille de ce formidable comique national, qui est venu nous sermonner sur les risques et dangers de la « déréglementation du climat » (mais si !) ! Les cons, ça ose tout, mais les socialistes, en plus, c’est prêt à tout réglementer, jusqu’à Monsieur Climat soi-même ! Décidément, rien ne les arrête plus, et le socialiste Bartolone, l’auteur de cette magnifique trouvaille, encore moins que les autres !

Pourtant, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais même quand il fait trop chaud (ce qui est tout de même encore assez rare sous nos latitudes), la question du réchauffement m’interpelle – par-devers moi, bien sûr, je n’irais pas soutenir une telle pensée iconoclaste en public !

Par exemple, je n’arrive pas à comprendre comment avec quelques malheureux thermomètres, aléatoirement placés à une toute petite minorité d’endroits, dont sont totalement exclus déserts (gelés ou torrides) et zones inhabitées, et surtout l’immensité des Océans, et cela sans parler de toute l’épaisseur de l’atmosphère, on puisse mesurer la température de toute la planète, d’une année sur l’autre, et cela, au dixième de degré près ! Une puce, équipée d’un thermomètre pour puces, n’aurait-elle pas plus de chances de mesurer avec exactitude les variations de température d’un troupeau d’éléphants ?

Et puisque nous parlons surfaces, « à voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse », et l’étroitesse des espaces que nous occupons, je ne peux m’empêcher (discrètement) de m’interroger sur la réalité d’une capacité de notre espèce à réchauffer l’atmosphère, sinon juste ce qu’il faut au sein de nos habitations, et plus ou moins légèrement à l’entourage très proche de ces dernières, et si notre illusion d’avoir quelque effet sur l’immensité des grands vents qui parcourent le monde, comme celle des formidables courants qui déplacent les mers, ne relève pas surtout d’une incroyable prétention !

Avec ce (dangereux) corollaire : si nous ne réchauffons rien, nous sommes tout aussi incompétents pour refroidir quoi que ce soit, et tous les débats, discutions, conférences, rassemblements sur ce sujet ne seraient que du vent !

Les températures sont comme les humeurs, elles varient, nous le savons bien. Les contemporains de Charcot ont vu des icebergs dériver à la hauteur de Gibraltar, et de hardis Vikings ont un certain temps, planté du blé et élevé des vaches sur les rivages du Groenland. Après quoi, la température est redevenue froide, le blé a cessé de pousser, et les Vikings et les vaches sont tous morts, les vaches parce qu’elles n’avaient plus d’herbe, ou qu’elles avaient été mangées par les Vikings, et les Vikings, parce qu’ils se sont formellement refusé à s’inviter au restaurant maritime qui leur tendait les bras, avec au menu, phoques divers et variés en entrée, et baleine en tranche pour plat principal, menu qui faisait pourtant tout le bonheur de leurs voisins esquimaux. Ce que l’histoire ne nous dit pas, en revanche, c’est si c’est à cause des Vikings que le Groenland s’était réchauffé et des Eskimos qu’il s’est ensuite refroidi, ou l’inverse, mais mon petit doigt m’a dit, et sans doute le vôtre aussi, que ni les uns, ni les autres n’y sont pour rien et que la planète et son climat vont leur chemin sans se soucier en aucune façon de ses microbes, fussent-ils humains, hier, comme aujourd’hui.

Ah, la question de la fonte des glaces ! Comme la glace des icebergs fond, cela va noyer tous les rivages ! Pour les icebergs, pourtant, le peu que j’ai retenu de mes cours de physique, et l’expérience acquise des bouteilles de champagne trop longtemps oubliées au congélateur, m’ont appris que la glace occupe un volume supérieur à la même quantité d’eau : par conséquent, comme presque 90 % d’un iceberg se cache en dessous de l’eau, ce qui s’est révélé une catastrophe non seulement pour le Titanic, mais aussi pour un nombre inconnu de vaisseaux et navires divers, leur fonte devrait entraîner un abaissement et non une élévation du niveau de l’eau.

Vous me direz que cela ne résout pas le problème des ours blancs, qui, la glace fondue, vont se retrouver les pieds, ou même tout le corps dans l’eau. Mais vous l’avouerais-je ? J’aime beaucoup les animaux, mais pas tant que cela les ours blancs, et puis je sais aussi que s’il venait à y avoir moins d’ours blancs, on aurait plus de grizzlys, ou même des ours blancs pour s’accoupler avec des grizzlys, ce qui semble-t-il se fait déjà, et qui pourrait nous mériter des images autrement plus excitantes que les misérables films pornographiques habituels.

Un autre sujet qui me pose un problème, c’est le CO2 ; aquariophile, je sais très bien, par exemple, qu’il n’y a qu’un seul moyen pour avoir un bel aquarium, c’est d’y injecter massivement, à longueur d’année, des doses massives de CO2. Alors, le CO2, un poison ?

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Aquariums nourris au CO2, Photos Audreco Conception, Cyrille Georgel

Mais n’avancez aucun de ces questionnements en public, vous ne manqueriez pas de vous prendre aussitôt l’immanquable : « tous les scientifiques sont unanimes à dire que… »

N’allez par rétorquer que des siècles durant « tous les scientifiques ont été unanimes » pour dire que la terre était le centre du monde, et cela avec une telle détermination et une telle méchanceté, que Copernic lui-même a préféré cacher ses découvertes, et que Galilée s’est trouvé condamné pour avoir dit la vérité. Ce qui démontre s’il était nécessaire « que tous les scientifiques unanimes » peuvent se tromper, tout que comme le Pape actuel, qui, à l’instar de son prédécesseur de cette époque, se trouve parfaitement susceptible de dire ce qui paraîtra demain comme d’énormes sottises. On peut même penser que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, c’est là ce qui est le plus vraisemblable.

Aujourd’hui, comme hier. Aujourd’hui, plus qu’hier. Parce qu’aujourd’hui, « tous les scientifiques unanimes », ce n’est même pas vrai.

Pas plus tard que la semaine dernière, le prix Nobel Ivar Giaever, soutien d’Obama en 2008 a dit à ce dernier :

« Excusez-moi, Mr le Président, mais vous avez tort. Complètement tort. Le réchauffement global est vraiment devenu une nouvelle religion et je me fais du souci au sujet de la conférence de Paris de l’ONU en novembre prochain… car je pense que les alarmistes sont en position de force…

Nous devons arrêter de gaspiller des énormes – je veux dire vraiment gigantesques quantités d’argent au sujet du réchauffement climatique…

Obama a dit l’an dernier que l’année 2014 était l’année la plus chaude jamais connue. Mais ce n’est pas vrai ! Ce n’était pas la plus chaude…

La théorie derrière la peur de la montée des niveaux de dioxyde de carbone ne s’appuie sur aucune preuve… »

Un petit tour sur le net, et, en quelques instants, des avis de ce genre, vous allez en récolter de dizaines, des centaines !

Des dizaines, des centaines, mais sans moi, vous risquez de passer à côté d’au moins deux textes extraordinaires sur le sujet, ce qui aurait été aussi mon cas, sans la sollicitude d’un ami, camarade de promotion que je salue ici, et qui ne va pas manquer de se reconnaître. Ecrits par Bernard Beauzamy, PDG de la société S.C.M., et mathématicien qui gagne sa vie en faisant des études mathématiques très compliquées pour aider des gens très intelligents à prendre en toute connaissance de cause les décisions les moins déraisonnables. Un mathématicien, qui écrit non seulement clairement, mais aussi drôlement, et dont les démonstrations sont implacables : les humains sont incapables de réchauffer ou refroidir la terre, les industries humaines n’ont pas le moindre effet sur la teneur en CO2 de l’atmosphère, toutes ces histoires ne sont qu’une gigantesque imposture pour effrayer les peuples et mieux les manipuler.

Mais ce que je trouve le plus intelligent dans la démarche Bernard Beauzamy, c’est qu’il démontre que la croyance au réchauffement n’est rien d’autre qu’une religion. La démarche scientifique n’y est qu’un paravent, il ne s’agit que de croyances. Et comme dans toutes les religions, il y a d’une part les initiés, et les autres, les non-initiés, ou les imbéciles si vous préférez. Les initiés terrorisent les peuples avec des mystères, aujourd’hui le mystère CO2 ou le mystère banquise qui fond. Le mécanisme est toujours le même, inventé en même temps que les premières religions et se résume ainsi :

  1. Les dieux vont se venger parce que le peuple est méchant.
  2. Heureusement, les initiés (les princes et les prêtres) sont là, qui savent parler aux dieux et implorer leur clémence.
  3. Mais pour cela, le peuple doit payer, très cher, le plus cher possible ! Payer à qui ? Pas de soucis : on donne tout aux initiés, qui se chargent du reste.

Et pour commencer, on construit des monuments à l’utilité douteuse, ou parfois à l’inutilité avérée, hier des temples ou des arcs de triomphe, aujourd’hui des éoliennes ou des champs de panneaux solaires. Et toute sorte d’autres âneries, qui ont toutes le même effet : elles appauvrissent les pauvres et enrichissent les initiés.

Une question que je me suis souvent posée et que vous vous posez peut-être aussi est celle-ci : les initiés savent-ils qu’ils mentent ? Pour les religions antiques, cela ne fait aucun doute, et c’est même pour cela qu’on les appelait des initiés. Le peuple se prosternait devant les temples et se ruinait en offrandes, mais seuls les initiés savaient que les temples étaient vides. Et l’initié qui trahissait, même si peu que ce soit, les secrets de l’initiation, était aussitôt mis à mort. On devine pourquoi.

Aujourd’hui, il est très difficile de croire qu’avec le niveau d’informations dont ils disposent, les initiés modernes puissent nourrir des doutes sur la réalité des terreurs qu’ils inspirent aux autres : très certainement, eux-aussi savent que les temples sont vides, et que l’argent qu’ils vont voler sous le prétexte de refroidir la planète ne fera ni chaud ni froid à cette dernière, appauvrira tous les peuples, et ne sera réellement utile qu’à leur enrichissement personnel. Croire que les initiés modernes ne le seraient qu’à moitié serait les prendre pour de fameux imbéciles, ce qui n’est vraiment pas charitable.

Une religion, ce n’est pas seulement des monuments, c’est aussi des cérémonies. Coûteuses cérémonies, toujours financées par ces mêmes crétins de non-initiés. Comme la grand-messe qu’on nous prépare pour la fin de l’année à Paris. Les patrons ont des carnets de commandes vides, on ne sait pas si la banquise fond autant qu’on le dit, mais on est sûr que le nombre des entreprises françaises fond beaucoup plus qu’il ne faudrait. De l’avis même de notre Grand Initié en second, la menace terroriste n’a jamais été aussi effrayante (ce qui n’est d’ailleurs pas grave, aucun terroriste ne s’en prendra jamais à aucun initié, parfaitement protégé au fond des palais, et la vie d’un non-initié, qu’est ce que ça pèse ?). Mais de tout cela, peu importe, nous aurons droit à notre grand-messe et à tous ses blablas !

Ah, au fait, d’après vous,  qui paye la messe ?

Paris, le 11 Juillet 2015

Liens vers les textes cités dans le présent billet

Article relatant la prise de position de Ivar Giaever :

Textes de Bernard Beauzamy :

Lettre du mois de juin de la S.C.M :

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