C’est ma faute !

On parie : écrivez sur la barre de recherche du moteur Google « c’est pas moi, c’est toto », et pour le moment, en tout cas, vous trouverez « tout en haut de l’affiche » une page d’Henri Dumas, du site « Témoignage fiscal ».

(Je dois à la vérité de dire que je ne suis pas d’accord avec Monsieur Dumas, et le thème général du site Témoignage fiscal. Monsieur Dumas pense que le plus grand malheur qui puisse s’abattre sur un citoyen français est de se trouver aux prises avec les rapaces d’une administration fiscale que le monde entier nous envie. Moi, je pense que c’est en effet un malheur terrible que de se trouver aux prises avec une administration fiscale que le monde entier nous envie, mais pas plus que de se trouver aux prises avec n’importe quelle autre organisation socialo-marxiste du pouvoir en place aujourd’hui, et, par exemple, tous les chefs d’entreprise, mais aussi les maires et autres responsables qui ont eu maille à partir avec notre système judiciaire parce que leur « responsabilité pénale » se trouvait engagée, pourraient en témoigner… pour ceux d’entre eux cependant qui y ont survécu… on pourrait en reparler, mais une autre fois…)

L’ensemble de l’article est tout à fait passionnant, mais ce n’est pas de cela dont je veux vous entretenir, mais d’une charmante petite histoire en début d’article, et qui en justifie le titre, histoire qu’à regret je résume ici en deux mots, mais dont je vous recommande la lecture dans le texte original de son auteur (http://www.temoignagefiscal.com/cest-pas-moi-cest-toto/).

En deux mots donc : un petit garçon, âgé de deux ans, et cela du temps qu’on allait encore aux galères et qu’on apprenait dès l’enfance aux enfants les vicissitudes de la vie et la nécessité d’apprendre à réfréner ses envies (et donc avant le temps des « couches-culottes), avait pris le réflexe de se défendre quand il était pris en flagrant délit d’intempérance : « c’est pas moi, c’est Toto » ! Toto, du nom de son grand frère, auteur sans doute de presque toutes les autres fresques imputables aux deux frères, celle-ci exceptée…

Ce qui m’inspire cette réflexion, parallèle, il est vrai, à celle d’Henri Dumas, mais sur un sujet bien précis.

Des Français, donc, rejoignent, tous les jours, les voyous islamistes. Certains se déplacent vers les lieux des combats. D’autres limitent les frais de déplacement, et préfèrent la guerre à domicile.

Leur profil, dans notre imaginaire collectif : des jeunes gens, systématiquement musulmans, dont les parents ou les grands-parents sont systématiquement des immigrés en provenance d’Afrique du Nord ; passage systématique par la case « délinquance », avec des casiers judiciaires si épais que notre système judiciaire, malgré toute sa bonne volonté, s’est tout de même trouvé contraint de les faire transiter (le moins longtemps possible, on se rassure !) par la case prison, où ils se sont, nous explique-t-on « radicalisés »… à partir de là, capables de tout, et même du pire.

Le problème est que, croire cela, c’est avoir tout faux.

Certains sont en effet des enfants de l’immigration, mais pas tous. Certains ont en effet commencé par la délinquance, mais pas tous. Certains sont plus ou moins illettrés, mais c’est fort loin d’être le cas de la majorité d’entre eux, et l’on compte dans les effectifs des diplômés de l’enseignement supérieur (en leur temps, de même, les pilotes qui ont abattu les tours du World Trade Center étaient fort loin d’être des analphabètes). Et aussi des femmes. Des jeunes filles. Et aussi des mineurs en fugue. Issus de milieux défavorisés (parfois), mais aussi de milieux tout à fait « bourgeois » (souvent) !

Or, on peut penser ce que l’on veut de cette démarche, mais ce qui est sûr, c’est que la clientèle n’est pas séduite par une quelconque promesse de type Club Méditerranée, en tout cas pas pour ce monde-ci. Tous ceux qui partent (ou qui restent) savent qu’ils vont souffrir, prendre des risques, et que beaucoup vont mourir, ce que tous semblent accepter avec une facilité déconcertante, voire avec enthousiasme.

Des personnes donc, prêtes à donner leur vie pour leur idéal. Vous me direz ce que vous voudrez, mais pour ma part, je ne peux m’empêcher de considérer avec sérieux des personnes prêtes à donner leur vie pour leur idéal.

Leur idéal, justement, parlons-en, car c’est bien là le plus incompréhensible. Je ne vais pas dire que la religion musulmane est une religion débile, ne serait-ce que parce que je n’ai pas étudié cette religion et que je n’ai aucune envie de le faire. Mais je dis sans la moindre hésitation que la religion musulmane de ces cerveaux fanatisés est une religion musulmane débile. Comme le prouve d’ailleurs le temps parfois extrêmement court suffisant pour la plupart de ces « conversions ».

Et pourtant, ça marche !

Que des jeunes ou des moins jeunes aient envie d’une autre vie, qu’ils aient soif d’idéal, de sacrifice, de dévouement, quoi d’anormal ? Mais pourquoi cet idéal, ce sacrifice, ce dévouement pour cette religion là ?

N’avons-nous pas, nous aussi, héritiers de deux mille ans de christianisme et d’humanisme, tout ce qu’il faudrait d’idéal, de sens du sacrifice et du dévouement, à offrir ?

Hé bien non ! Et ces jeunes qui partent (ou qui restent) en sont la preuve absolue ! L’idéal qu’ils poursuivent est débile. Alors pourquoi ça marche ? Ca peut nous faire de la peine, mais il faut bien l’admettre : parce que, désormais, ce que notre société occidentale propose est, au mieux illisible et inaudible, au pire, plus débile encore, s’il est possible !

Écoutez-le bêler, les apôtres de la bien-pensance ! A ces esprits à la dérive, prêts à tuer, mais aussi, je ne l’oublie pas, à mourir, qu’ont-ils à offrir ? Écoutez-les, et vous le saurez ! Du padamalgam, du vivrensemble, des valeursdelarépubliclaïque et toutes autres fadaises vides et creuses. Qui permettent de bêler sans risque, et surtout sans quitter le confort d’une médiocrité embourgeoisée, sans aspiration, sans grandeur et sans noblesse, tout simplement sans véritable idéal.

Le padamalgam, pour ne pas oser dire que tous les crimes terroristes sont commis par des musulmans, au nom de la religion musulmane ! Le vivresemble, pour des gens qui affichent haut et fort, qu’ils ne veulent pas vivre « avec nous », mais « au-dessus » de nous, nous ayant réduit en « dhimmitude » ! Les valeursdelarépubliclaïque, le concept le plus creux et le plus vide de sens qu’on puisse imaginer !

Et disons-le, enfin, tout le vide de décennies de pensée gauchiste, socialiste, mais non moins totalitaire, qui a fini par étouffer toute idée de grandeur, tout projet magnifique, toute démarche transcendante au sein de notre société !

Des professeurs et des instituteurs (de gauche), fagotés en négligés les plus inacceptables, et parlant les pédago-charabias les plus incompréhensibles, des prêtres, des évêques, qui ont depuis longtemps perdu tout leur latin, des juges qui confondent justice et maternage, des politiques (de gauche et de droite) dont les discours vides laissent voir béante la veulerie de leurs ambitions personnelles… Alors bien sûr, devant tant de néant vide, trois mots de discours d’un iman convaincu font toute la différence !

Et nous ? Nous, nous, qui avons gardé tout notre idéal, nous, qui sommes prêts, nous aussi à mourir pour notre famille et notre patrie, et qui le ferons sans hésiter, demain peut-être, si le sordide danger qui s’installe peu à peu, non plus à nos portes, mais à l’intérieur même de nos portes, continue de s’enfler, nous, qu’avons-nous dit ? Qu’avons-nous fait ? Qu’avons-nous dénoncé ? La vérité est crue : nous sommes restés silencieux, un peu honteux, impressionnés par la menace du « politiquement incorrect » ! La crainte de ne pas être « conformes » !

Nous n’avons donné aucune chance à personne de nous entendre.

Il a raison, Henri. C’est pas la faute à Toto. C’est la mienne.

Paris, le 27 juin 2016

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