Je suis Xénophobe. Moi non plus.

L’immigration, une chance pour la France, recevoir l’autre, être ouvert à l’autre… Refuser le « repli identitaire »… Racisme, période sombre de notre histoire,

Et gna gna gna, et gna gna gna. Ça fait seulement quarante ans qu’on nous refraîne les mêmes refrains. Soûlé.

Il y a pourtant déjà cinquante ans, l’éthologiste Irenäus Eibl-Eibesfeldt notait certaines spécificités communes à presque toutes les espèces.

À quiconque observe superficiellement, les êtres sauvages paraissent aller où bon leur semble, au hasard de leurs fantaisies. Mais il n’en est rien.

De très nombreux animaux sont territoriaux et vivent confinés au sein d’un territoire qu’ils défendent et quittent d’autant moins volontiers qu’ils sont farouchement agressés quand ils pénètrent un territoire qui n’est pas le leur.

Tous les animaux territoriaux, et même ceux qui ne le sont pas, font preuve d’un comportement xénophobe : c’est véritablement un comportement universel ; l’étranger, le nouveau venu, provoque systématiquement fuite ou attaque, ou tout au moins, et dans tous les cas, la plus extrême méfiance. Ce comportement apparaît très tôt, dès six à neuf mois chez l’humain.

Cela ne signifie d’ailleurs pas du tout que « l’étranger » se trouve définitivement écarté, et ne puisse s’intégrer, à condition de consentir pour cela les efforts nécessaires. En effet, la plupart des espèces sont exogames, c’est-à-dire que les individus marquent une préférence marquée pour des accouplements avec des individus étrangers au groupe originel. Chacun conviendra qu’un accouplement exogame implique nécessairement, peu ou prou, un contournement de la xénophobie naturelle.

La seule explication rationnelle à un comportement universel est que ce comportement soit le mieux approprié à la survie de l’individu, du groupe, de l’espèce. On peut donc avancer qu’un comportement xénophobe est nécessaire à la survie de l’individu, du groupe, de l’espèce. Et qu’en l’absence de ce comportement, l’individu, le groupe, l’espèce sont condamnés à la disparition. Il n’est même pas nécessaire que le comportement disparaisse, il suffit qu’il s’affadisse.

Si la cause est entendue pour le monde animal, il est plus qu’à prévoir qu’on nous répondra que les humains précisément ne sont pas animaux, et que ce qui vaut pour les seconds ne saurait être étendu à notre espèce.

Et c’est en effet ce que l’on peut vérifier : la xénophilie semble bel et bien une spécificité humaine.

La xénophilie semble exister chez l’humain, mais est-ce tout compte fait un avantage ou un inconvénient ?

Dans son dernier ouvrage, dont la lecture est une obligation pour tout honnête homme, c’est à dire pour quiconque entend résister aux hurlantes médiatiques, Eric Zemmour fait très justement remarquer que les Amérindiens, avant même de se trouver décimés par les armes à feu et la rougeole de leurs envahisseurs occidentaux, ont originellement et définitivement condamné leur futur, par perte et aliénation du sentiment xénophobe, qui les a conduits à porter assistance à de misérables migrants, hâves, épuisés, affamés, parvenus jusqu’à leurs côtes sur les esquifs les plus improbables.

Le sentiment xénophobe s’est trouvé à ce point affadi que les oligarchies locales, aztèques d’abord, mayas ensuite, ont délibérément choisi de s’allier avec ces migrants en haillons pour se suicider les unes les autres, avec l’extraordinaire résultat que l’on sait.

À cet aveuglement des oligarques, on peine à trouver des excuses : les migrants ne prenaient même pas la peine de déguiser leurs intentions perverses. À l’évidence, criminels endurcis, assassins frénétiques, voleurs et rapaces, aussi crasseux que profondément antipathiques, autant misogynes que volontiers violeurs, abhorrant toute forme de travail, ils s’affichaient les croyants d’une religion dont à l’évidence ils ne connaissaient que les bribes les plus minables et les plus extrêmes, mais qui constituait pour eux, plus qu’un alibi à leurs crimes, la nourriture même de leurs fureurs. Des individus à l’évidence infréquentables, que la sagesse eût dû dicter de remettre à la mer, avec ou sans esquifs, mais le plus vite possible.

Si la méfiance xénophobe avait agi convenablement, les conquistadors auraient été sagement exterminés, ou à la rigueur, après avoir été prudemment désarmés, parqués dans des espaces soigneusement limités, le temps de refaire leurs forces et leurs bateaux, avant d’être très fermement invités à revenir d’où ils étaient venus, ce qui eut de fait épargné la vie de millions d’innocents autochtones, et ménagé le destin de plusieurs civilisations essentielles dont il ne reste plus que les cailloux pensifs.

Toute ressemblance avec une histoire plus actuelle serait bien sûr le produit du plus grand des hasards. On n’y songe même pas !

D’ailleurs, nos oligarques modernes ne cessent de le répéter : la xénophobie, c’est mal, nos migrants à nous sont d’innocents réfugiés, leur religion n’est pas réellement leur religion, leur invasion est notre chance, et tout va très bien dans notre monde rose et socialiste.

Maintenant, à qui s’intéresse de près à ce que l’on peut savoir des civilisations précolombiennes, une question se pose : avons-nous joué dans le processus de leur effroyable destruction le rôle que nous nous attribuons ? Ou bien ces civilisations, avec ou sans nous, n’étaient-elles pas déjà en train de périr, d’elles-mêmes, de leurs vices internes et notamment d’une effroyable corruption de leurs oligarchies ? Avons-nous été l’agent du destin, ou seulement un simple prétexte accélérateur ?

L’économiste Charles Gave dans un billet daté du 5 septembre, dont il faut également recommander la lecture, note que les douze mois qui viennent (onze donc aujourd’hui), il va se passer un nombre si important d’évènements qu’il pourrait bien se faire que la face du monde en soit profondément perturbée : élections en Autriche, qui pourraient se trouvées suivies d’une importante recomposition politique de cette région du monde, référendum à haut risque en Italie, élections américaines, bien sûr, élections aux Pays-Bas avec victoire possible sinon vraisemblable d’un parti aux principes incompatibles avec l’Europe… et quoi encore ? Vous proposez les élections en France ? Aucun intérêt, aucun impact à prévoir démontre l’auteur : la France a depuis longtemps cessé d’être maîtresse de son destin ! On pourrait ajouter : aucune importance, parce qu’en outre tous les candidats, tous, sont issus du même sérail, nourris au même lait, princes de la même oligarchie. Marine, diront certains ? (Pour ou contre, peu importe !) Marine, comme les autres ! Ne défend-elle pas, comme les autres, avec la même conviction que les autres, que l’Islam est compatible avec la République ?

Les conquistadors annonçaient clairement leurs intentions : ils arrivaient avec leur Dieu, qu’ils entendaient bien imposer à tous ! Un Dieu que le comportement de ses serviteurs ne rendait pourtant pas particulièrement sympathique. Mais rien n’y a fait.

Nos migrants annoncent tout aussi clairement leurs intentions : ils viennent avec Allah, pour imposer Allah. Les seules différences entre eux, c’est que certains sont plus pressés que d’autres. Mais pour tous, l’objectif final est le même. Et Allah commande l’inégalité des hommes et des femmes, des musulmans et des non-musulmans, la chasse aux sodomites, et autres joyeusetés du type lapidations, pendaisons, égorgements… Compatible avec la République, Marine ? Paris vaut bien une messe, a défendu un roi, le Pouvoir vaut bien ce qu’il faut de soumission ?

Nous sommes en guerre, nous serinent nos oligarques ! Ah bon ? La guerre, c’est quand on a un ennemi, et que par tous les moyens, on cherche à le réduire. En tuant s’il le faut. Des gens pour nous tuer, ça oui, il y en a. Des gens pour nous faire la guerre, ça oui, ils existent. Mais nous, nous tuons qui ? Personne, nous faisons des procès ! Mais en guerre, on ne fait pas de procès. On fait des prisonniers, si on peut, et on tue, si on ne peut pas. Parce que les lois de la guerre, c’est très simple : chaque ennemi qu’on tue, c’est un ami qu’on sauve. On ne peut pas tuer nos ennemis, nous dit-on, y compris ceux qui se déclarent tels, et ceux qui se disent leurs amis, nous sommes dans un état de droit. « Le Fair-play, c’est quand on gagne », me disait mon professeur de judo, au temps de ma jeunesse. Les procès, l’état de droit, c’est quand on a gagné. Sinon, on perd.

Bon, je sais, vous allez discuter, défendre ceci, argumenter cela… on va discuter, en vain, puisque pour finir, chacun restera persuadé qu’il a raison.

J’abandonne le débat et retourne dans ma brume, non sans répéter ce qui était mon point de départ et qui n’est gère contestable : l’immense majorité des êtres vivants montre un sens aigu de la propriété privée, et fait preuve d’un niveau élevé de xénophobie. Et ceux pour lesquels il n’en est pas ainsi n’existent pas ou disparaissent. La xénophobie, le souci de protéger son espace vital, ce n’est ni mal, ni bien. C’est naturel.

Et c’est seulement une question de survie.

Petite question avant de nous quitter : est-ce que cette simple information ne me met pas hors-la-loi dans mon propre pays ? Je ne sais pas. Mais décidément, il est temps que je retourne dans la brume…

Paris, le 14 septembre 2016

nota :

  • article de Charles Gave : http://institutdeslibertes.org/au-boulot/
  • Philippe Zemmour : Un quinquennat pour rien, chroniques de la guerre de civilisations, Albin Michel (disponible aussi en version numérique)

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