Une victoire « sans appel » !

Écrasante victoire d’un ectoplasme nommé Macron ; à Paris, capitale d’un pays ex-amoureux de liberté, un score d’état totalitaire ; quasiment l’unanimité ; les bobos ont parlé, ils ont imposé leur loi. Sans appel, sans pitié.

Quant aux autres, ceux qui pour une raison ou une autre, ou même pour plusieurs raisons, ne sont pas invités à la grande fête mondialiste, ou mieux, en sont exclus, qu’ils se le tiennent pour dit !

Les sans-dents, bien sûr ; mais aussi les petits agriculteurs, qui auraient dû disparaître depuis longtemps, remplacés par les millionnaires ou les milliardaires des syndicats agricoles ; mais aussi les petits patrons, les artisans, qui auraient dû disparaître depuis longtemps, remplacés par les millionnaires ou les milliardaires des syndicats patronaux ; et qui disparaissent parce que leurs clients sont ruinés ; les petits commerçants, qui de toute façon sont déjà quasiment tous remplacés par des hyper maquillés en supérettes ; que tous, ils se le tiennent pour dit !

Et aussi les chômeurs, qui font exprès de ne pas trouver un travail qui n’existe pas ; les ouvriers, chômeurs de demain, qui devraient être déjà bien contents de ne pas être déjà chômeurs aujourd’hui ; les employés, dont les salaires stagnent ou régressent, tandis que leurs charges et leurs impôts explosent ; les pères et les mères de famille, pour lesquels c’est pareil ; et tous les autres ! Qu’ils se le tiennent pour dit !

Les bobos ont frappé, sans appel, sans pitié ! Ceux qui ne sont pas de la fête, hé bien, c’est définitivement et une fois pour toutes bien clair ! Ils ne sont pas de la fête, et ils n’y seront jamais ! On ne les invitera pas ! Et personne ne viendra les regretter. Dans l’entre-soi de ces gens du beau monde, ceux qui sont hors du sérail sont faits pour y rester. Leur désespoir n’intéresse personne, cette fois, c’est bien clair.

Et désormais, la fête sans frein. La dette ? Quelle dette ? Les financiers du monde entier ne se font aucun souci pour la dette française : les Français ont des bas de laine pour garantir la dette et une administration fiscale la meilleure du monde, qui saura leur faire rendre gorge jusqu’à leur dernier centime, le moment venu.

L’invasion étrangère ? Quelle invasion ? Le grand remplacement ? Bien sûr ! On remplace des Français pauvres, qui votent mal, par des immigrés qui seront tout aussi pauvres, certes, mais qui eux, voteront bien ! Où, le problème ? Et puis ces immigrés pauvres, quelle manne de main d’œuvre bon marché, non seulement pour les grandes entreprises, mais surtout pour les bobos ? Femmes de ménage, hommes d’entretien… que parfois, sans scrupule, on paye « au noir »…

L’Islamisme ? Attention, pas d’amalgame, l’Islamisme, ça n’a rien à voir avec l’Islam, et donc ça n’existe pas ! Les attentats ? Attention, pas d’amalgame ! Ce serait de l’Islamalgame ! Formellement condamnable !

Le danger terroriste ? Bon, il s’agit tout de même d’être clair, les bombes, c’est surtout dans les lieux publics, les fêtes populaires, les transports en commun. Autant d’endroits où les vrais bobos ne mettent jamais les pieds. Ou alors avec des armées de gardes du corps. Alors, où, le problème ?

On va gentiment faire semblant de bricoler le droit du travail, juste ce qu’il faut de risettes aux patrons du Medef et des très grandes entreprises, avec la complicité de ces autres nantis que sont les syndicalistes professionnels. Ça ne changera rien à la réalité de l’immense majorité des entrepreneurs, qui continueront de ne pas embaucher, les méchants, ça ne changera rien à la réalité de ceux qui voudraient un travail, qui pourront toujours continuer à rêver, les fainéants, mais ni les uns ni les autres n’intéressent personne, que ces plouks se le tiennent pour dit ! C’est dit : 66 – 33 ! Sans appel !

Bien sûr, Marine ne s’est peut-être pas montrée maligne. Bien sûr, des pans entiers de son programme économique relevaient du ridicule. Mais si c’est de cela que l’on avait parlé, les sans-dents et tous les autres auraient pu comprendre. Mais on n’a pas parlé de cela. On n’a pas fait dans le débat, on a fait dans le religieux. Chez Marine, tout est mauvais, d’avance, par principe, circulez, il n’y a rien à discuter. On ne discute pas.

La religion bobo comporte plusieurs piliers. L’un des piliers de la religion bobo, c’est l’euro. Qui s’attaque à l’euro parle sacrilège, il faut l’exécuter ! Hors de l’euro, point de salut.

Pourtant, ce n’est pas moi qui ai écrit ce livre : « L’euro : comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe[1]. » Et d’ailleurs, ce n’est pas Marine non plus. Un ouvrage bien épais, parfaitement documenté, et qui démontre avec talent que tant qu’il y aura l’euro, il ne pourra pas y avoir de redémarrage en Europe : l’Allemagne, sera inexorablement toujours plus riche, et beaucoup d’autres pays, dont le nôtre, toujours plus pauvres. L’auteur ? Un extrémiste ? Un imbécile populiste ? Pas tout à fait. Un prix Nobel d’économie, figurez-vous. Qui a été économiste en chef de la Banque mondiale. Joseph E. Stiglitz. Vous n’avez pas lu ? Dommage. Les bobos sont des menteurs, l’euro, ça devrait au moins pouvoir se discuter.

Un autre pilier de la religion bobo, c’est que la droite, du moins la vraie, c’est Vichy, Pétain, la collaboration avec l’Allemagne nazie et la persécution des Juifs. Une véritable et authentique escroquerie intellectuelle, inventée par une gauche honteuse à la sortie de la guerre, remise au goût du jour pour servir leurs intérêts, par deux menteurs professionnels, Mitterand et son complice Le Pen, ce dernier ayant passé sa vie à construire le mythe d’une droite raciste et antisémite à coups de petites phrases savamment distillées. S’assurant de la sorte, à bon compte, une carrière d’opposant de façade, particulièrement rémunératrice.

Pourtant, sait-on comment ont été votés les pleins pouvoirs au Maréchal ? Que des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires, c’est-à-dire la majorité d’entre eux, avaient une étiquette de gauche ou de centre-gauche ? La réalité, c’est que plus de 80 % des collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale venaient de la gauche (dont Mitterand soi-même) ; ce n’est pas moi qui le dis, mais Rabbin Haim Harbour[2] ; et comme il cite tous les noms et toutes les fonctions (voir le lien), une réalité impossible à contester. La réalité, c’est que la gauche n’était pas dans la résistance, mais bien dans la collaboration. Et la hurlante répétée d’un soi-disant risque fasciste présenté par la vraie droite et le refrain des « heures les plus sombres de notre histoire » est tout simplement une monstrueuse escroquerie à la vérité historique. Une escroquerie qui fonctionne toujours aussi bien comme vient de le démontrer l’élection présidentielle.

La vérité, c’est que la gauche hier a collaboré largement avec l’ennemi allemand, tout comme elle collabore largement aujourd’hui, et avec le même enthousiasme, avec l’Islam totalitaire. La collaboration, que cela plaise ou non, est inscrite dans les gènes de la gauche.

Jean-Marie Le Pen, un opposant de façade. Mais qu’en est-il aujourd’hui de Marine ?

Une image que je n’ai pas oubliée et que je n’ai jamais comprise : Ségolène, le soir de sa défaite. Visage épanoui, sourire rayonnant, gestes triomphants ! Quiconque aurait eu accès à l’mage sans le son n’aurait pu déduire qu’une seule conclusion : elle annonçait sa victoire ! Ségolène vaincue respirait le bonheur, le contentement de soi et des autres, l’apaisement du but atteint. Incompréhensible[3].

L’histoire nous dit-on, ne repasse pas les plats. Pourtant, Marine, l’autre soir a rejoué, jusqu’à la copie conforme, la scène Ségolénienne : même sourire rayonnant, même contentement de soi ! Copie conforme ? Non, Marine est allée en vérité beaucoup plus loin ! Elle a dansé, oui, elle a dansé sur les illusions explosées, bafouées, piétinées de la plèbe qui avait mis en elle ses derniers boisseaux de confiance ! Pauvres hères ! Ils avaient cru que quelqu’un au moins les entendait ! Mais le plus vraisemblable est que Marine ne voulait pas, finalement, d’un pouvoir dont elle n’aurait su que faire, et qu’elle ne pouvait cacher son enchantement de sa défaite : elle allait pouvoir, comme son père avant elle, continuer de tenir le rôle du bouffon d’opposition, avec toutes ses prébendes. Un avenir radieux comme son sourire, ses mimiques et… ses danses rock and roll ! Quant aux hères, porteurs de son apparente défaite et de sa véritable victoire, qu’ils retournent à leur misère, leur désespoir, leur absence d’avenir, personne, je dis personne, ne se soucie d’eux.

Ils auraient dû s’en douter, pourtant, et moi aussi : Martine, échappée d’un manoir milliardaire, du côté prolétaire ? La vérité est que Marine n’est rien d’autre qu’une bobo, comme tous les autres bobos, et que les bobos, tous les bobos, adorent parler du peuple, mais se soucient de lui comme de leurs kleenex ou de leurs confettis de fêtes.

« En fait, les bobos méprisent la plèbe et REFUSENT d’entendre sa voix, ce que l’on a fort bien vu lors de cette campagne présidentielle. Toute discussion des problèmes affectant cette troisième zone a été purement et simplement interdite[4]»

Et maintenant ?

« En France, le modéré Macron a gagné la présidence. Et qu’est-ce que ça veut dire ? …

Il fera ce que tous les autres ont fait en France avant lui, et la France continuera d’avoir ses problèmes de terrorisme. Elle continuera d’avoir ses problèmes économiques parce que son économie est surchargée de taxes contre tous ceux qui réussissent, afin qu’ils s’acquittent de leur part, et rien ne changera…

Mais si la France pense que Macron va améliorer sa situation économique, elle est folle. Et si les Français pensent que Macron va arrêter le terrorisme, ils sont tout aussi fous. Voilà mon analyse de la France[5]. »

Qui dit cela ? Un extrémiste ? Un populiste ? Non ! C’est Bill O’Reilly, le journaliste américain le plus populaire des États-Unis depuis 20 ans, en parts d’audience.

Mais, je l’ai dit, le terrorisme, les problèmes économiques, ça ne touche pas vraiment, voire pas du tout les vainqueurs de l’élection. Le terrorisme, les problèmes économiques, c’est surtout pour le peuple, la plèbe, les « zones périphériques ». Donc, pas grave !

« Il reste à notre pays une dernière chance pour permettre à cette partie de la Nation de s’exprimer, les élections législatives de Juin 2017.

Faute d’un résultat qui permettrait aux citoyens de la zone périphérique de se faire entendre, la France serait irrémédiablement coupée en deux et le pire serait à craindre.

Si par malheur la Démocratie ne fonctionnait pas, alors la violence deviendrait non seulement inévitable mais légitime[6]»

66 — 33 ; les bobos triomphent et comme à la curée, se disputent les meilleures places. 90 — 10 à Paris. Qu’est ce que je fais dans cette ville ? Dans ce pays ? Marion se retire chez sa mère. Quant à moi, je crois qu’il ne me reste plus qu’à « retourner dans la brume ».

Paris, 10 mai 2017

[1] Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie : L’euro, comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe, éditions « Les liens qui libèrent »

[2] https://nidnim.wordpress.com/2017/04/30/plus-de-80-des-collabos-de-la-seconde-guerre-mondiale-viennent-de-la-gauche-rabbin-haim-harboun/

[3] Lire à ce sujet « La princesse Royal » de Patrick Guillotin, éditions Cherche midi.

[4] Extrait d’un article essentiel de Charles Gave, « Réflexions sur la notion de peuple », consultable ici : http://institutdeslibertes.org/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/

[5] http://www.dreuz.info/?s=En+France%2C+le+modéré+Macron+a+gagné+la+présidence

[6] Charles Gave, http://institutdeslibertes.org/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/