Les vagues passent, c’est vrai… mais les questions restent.

Voilà ! L’été n’est pas fini, que déjà les vagues (ou vaguelettes selon certains) de ce que l’on a appelé l’affaire « Benalla » sont retombées, rapidement perdues dans les sables brûlants des plages de vacances.

Ce qu’escomptaient tous les macronistes, toutes catégories confondues. Plus personne n’en parlera. Plus personne, sauf moi. Mais rassurez-vous, une seule fois, et vite fait.

Est-ce que j’aurais des révélations à faire, ou quelque chose de nouveau à dire ?

Non, rien. Seulement des questions.

Des questions au sujet desquelles je n’ai trouvé nulle part dans la presse quelque début de réponse que ce soit. Mieux, des questions qu’il ne m’a même pas semblé voir poser.

Les vagues passent, c’est vrai, comme leur remous, mais les questions restent, et c’est là tout l’objet de ce modeste billet…

Question numéro un : en réalité, qui finance ce gentil monsieur, qu’on a vu à la télévision si propre sur lui et s’exprimant avec tant de mesure et de bon sens que toute bonne mère de famille serait tentée de lui donner l’Ena sans confession ? C’est que vous et moi payons déjà scandaleusement cher la protection de notre jeune homme président, et de ses multiples résidences, publiques et privées, il ne manquerait plus que l’on ait mis à notre charge ce genre de supplément ! Notre jeune homme président a certes le droit d’avoir l’avis qu’il veut sur le personnel que nous payons à sa disposition, et souhaiter s’offrir tous les extra qu’il voudra, mais à la stricte condition que ce soit à ses frais ! Si tel n’était pas le cas, dans une entreprise privée, on parlerait sans hésiter d’abus de bien social, et de redressement fiscal !

Deuxième question : quelle que soit l’entité qui a payé cette rémunération, celle-ci correspond, nous dit-on, à un emploi de « garde du corps ». Soit. Mais quel « corps » ce Monsieur prétendait-il garder quand pendant ses horaires de travail, ou à la rigueur de RTT, il s’occupait de soigner sa forme physique en faisant ici ou là le coup de poing en divers endroits chauds de la capitale ? Avec cette question subsidiaire : nous avons tous vu que quand il n’était pas occupé à s’exercer, le musclé garde du corps avait en permanence un appareil de communication comme vissé à son oreille. Avec quel interlocuteur notre ardent pugiliste s’entretenait-il, presque en continu ?

Vient maintenant une série de questions nettement plus sérieuses. De toute évidence, notre homme ne montre pas seulement un goût marqué pour la bagarre, il démontre de sérieuses sympathies avec des individus convaincus d’islamisme, y compris des islamistes fichés S. Ce qui est à l’évidence de notoriété publique, le ou les employeurs de ce gentil jeune homme n’ont pas pu l’ignorer ! Comment comprendre ? Qu’est ce que cela signifie ? Jusqu’où la connivence ?

Vous le dirais-je ? Tant que je n’aurais pas de réponse à cette dernière question, je resterai très, très inquiet !

Nota : ces questions posées, un petit commentaire. Ne comptez pas sur moi pour jouer les effarouchés parce que des manifestants délinquants se sont fait peu ou prou bousculer ! Quand on fréquente certains endroits à de certains moments, on doit s’attendre à tout. Et si en plus on se permet de jeter sur les forces de l’ordre des objets contondants, susceptibles de blesser, voire de tuer, on quitte délibérément l’univers des honnêtes gens. « Fraus omnia corrumpit » : celui qui ne respecte pas l’ordre commun ne peut revendiquer pour son propre cas cet ordre qu’il a trahi. Un sujet à développer, sur lequel je reviendrai peut-être…

Paris, jeudi 16 août 2018