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Tout ça pour quoi ?

Je suis resté longtemps silencieux. Dommage diront ceux qui m’aiment bien, tant mieux, ceux qui m’aiment moins…

Il est peut-être mort, ont pensé certains. Ou bien, il est en mer, il navigue, loin des soucis terrestres. Ou il est en prison. À l’hôpital. À l’hospice.

Un peu vrai, un peu faux, et puis, qu’importe… je dirais peut-être quelque jour les raisons de ce silence, mais je n’ai pas envie de parler de cela aujourd’hui, mais de tout autre chose, et comme finalement, sur ce que j’ai envie de dire ou de taire, c’est encore moi qui décide…

Qu’on aime ou qu’on haïsse le concept d’État, ou même qu’on y soit peu ou prou indifférent, on est en général d’accord sur cette idée que la principale justification à l’existence de l’État est d’assurer à ses citoyens un meilleur niveau de sécurité que celui qui serait le leur en son absence.

Et de ce point de vue, les récents et dramatiques évènements survenus un peu partout en Europe conduisent au constat d’un lamentable échec des états européens en général, et de l’Union européenne en particulier. Avec, et c’est peut-être le plus grave, l’aveu ici ou là de ces dirigeants, qui nous promettent sans panache, que le terrorisme auquel sont désormais soumis les citoyens européens, ne sera pas vaincu de si tôt, et que le seul rempart qu’ils nous proposent est « de nous y habituer », pour ne citer que les propos de l’énervé de Matignon.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais personnellement, si j’avais passé un contrat avec mon plombier pour que celui-ci entretienne régulièrement ma plomberie, et qu’après être intervenu pour une panne intempestive, ce dernier vînt à m’annoncer que ma panne n’était que le premier épisode d’une longue série à venir, je mettrais fin le plus vite possible à mon contrat et je changerais de plombier : à quoi bon payer pour une sécurité qu’on ne m’assure pas ?

On peut même penser que le plombier, conscient de son incroyable défaillance, ait choisi de lui-même de mettre fin, sinon à ses jours, du moins à notre collaboration. Mais il est vrai qu’il serait bien vain d’attendre d’un politique qu’il se trouve atteint de pudeurs d’entrepreneur.

Notre sécurité fondamentalement remise en cause, voilà qui devrait être le premier souci de préoccupation de nos députés, par exemple ? Et de s’interroger sur les raisons qui poussent nos dirigeants à s’obstiner à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et des envahisseurs terroristes et organisés pour des réfugiés pacifiques déroutés ? Eh bien non, pas du tout ! Pendant que les menaces planent toujours plus effrayantes sur nos têtes, nos députés sereins s’occupent de nous créer de nouvelles interdictions, avec de nouveaux délinquants : celui du mois, le « client de prostituée » ! Et c’est vrai qu’en y pensant, on se dit qu’il y avait vraiment urgence !

À dire vrai, j’ai toujours trouvé très injustes les misères faites aux dames dites « prostituées », tandis que leurs « partenaires » ne se trouvaient inquiétés de rien. Si une chose est interdite, elle est interdite pour tout le monde, et l’on doit réprimer tout le monde de la même façon, les unes peut-être, mais les autres aussi.

Ce n’est d’ailleurs pas la voie vers laquelle nous allons : on n’étend pas le délit à tous, on le déplace seulement ; les « dames » ne seront plus poursuivies, les messieurs le seront à leur place. Le système reste donc parfaitement déséquilibré.

Et ne devrait pas fonctionner beaucoup mieux qu’auparavant. C’est que nos têtes de linottes de députés ne peuvent admettre que ce n’est pas la demande qui suscite le marché, mais l’offre. Si vous ne supprimez pas l’offre, vous ne ferez pas disparaître la demande. L’offre s’adaptera, elle ne disparaîtra pas pour autant.

Le client est coupable, nous dit-on, parce qu’il « achète » ce qui ne devrait pas être vendu. Mais comment décider de ce qui peut être « vendu » et de ce qui ne doit pas l’être ? C’est une question de morale nous dit-on. Si c’est une question de morale, c’est donc une question privée, et qui ne regarde que les personnes concernées, et certainement pas l’état, quel qu’il soit. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut sur ce sujet, et même de militer d’une façon ou d’une autre pour faire partager son opinion, mais personne ne devrait avoir le droit ou la possibilité d’imposer au lieu de persuader. C’est pourtant ce que font nos députés, à un moment où ils pourraient trouver, nous l’avons vu, beaucoup mieux à faire !

Mais voilà nos parangons de vertu montés sur leurs petits chevaux de discours tout emprunts de déZolation, la prostitution, c’est une forme d’esclavage, c’est « l’esclavage sexuel ».

Étrange discours moral de la part de personnes qui ont contraint notre société à la ridicule mascarade de soi-disant mariages entre personnes du même sexe, et dont le chef de file affiche les mœurs les plus dépravées, s’étant refusé à épouser la mère de quatre de ses enfants, et courant en scooter les rendez-vous nocturnes les plus scabreux, le tout, avec mon argent personnel (et le vôtre), le scooter, dont le propriétaire reste à ce jour encore indéterminé étant piloté, non par notre obsédé, mais par un gendarme nourri de nos impôts, un cas honteux d’abus de bien social parfaitement caractérisé.

Lutte contre « l’esclavage sexuel », dites-vous ? Chiche ! Mais s’il vous plaît, commençons par le commencement, c’est à dire là où il ne fait pas discussion que c’est effectivement de cela qu’il s’agit ! Allons sauver les chrétiennes, yézidis, et autres kurdes martyres, femmes, jeunes filles, et même des fillettes impubères, soumises effectivement à l’esclavage sexuel par des fanatiques musulmans ! Et même, commençons par faire le ménage chez nous, car un tel esclavage sexuel, chacun sait qu’il s’y pratique aussi, non seulement à Calais, mais dans beaucoup de ces zones dites de « non-droit » ! Sans parler de ces gamines contraintes de subir des « mariages forcés ». Cela toujours dans le même et unique contexte, exclusivement et inévitablement musulman.

Oui, nous sommes d’accord, là, il y a urgence. Un vrai devoir de civilisation. Urgence d’autant plus grande que ces malheureuses sont de fait oubliées de tous, abandonnées par tous. Le Pape voyage beaucoup, mais comme par hasard, jamais de ces côtés-là. Il parle aussi beaucoup, mais comme c’est étrange, jamais des ces sujets-là. Comme toutes les autres bonnes consciences, d’ailleurs.

Pour un tel combat, nous sommes prêts à nous engager ; mais quant à savoir si l’on peut étendre la notion d’esclavage sexuel à des personnes majeures, volontaires, parfaitement libres, qu’on le veuille ou non, disons-le tout net, plus que de l’imposture, plus que de l’indécence, c’est une insulte criminelle envers les vraies martyres !

Et de plus, complètement inutile et voué à l’échec. L’offre ne va pas disparaître, elle va s’adapter, pour permettre à la demande de la rejoindre sans risque, ou avec un minimum de risques. En attendant ces adaptations, je plains ces messieurs des forces de l’ordre, qui à défaut de piloter les scooters de la concupiscence, vont se trouver bien souvent confrontés à des situations aussi nauséeuses qu’abracadabrantes. Comment sera constaté le « délit » ? Au moment de « l’acte » ? À son « issue » ? Mais s’il s’agissait d’un « acte gratuit » ? Si l’acte est gratuit, il n’y a plus de prostitution ! Donc il faudra prouver qu’il y a eu transfert d’argent. Mais généralement, le transfert a lieu, que je sache, avant l’acte. Donc, ce sera le paiement qui sera constitutif du délit ? Même si, finalement, pour une raison ou pour une autre, il n’y a pas eu « d’acte » ? Pour la première fois, on pourrait sanctionner une simple « intention » ? D’un point de vue strictement technique, il faudrait pour établir le délit, avoir la preuve de l’acte avéré et de son règlement…

Tout ça, ce sera tant l’offre ne se sera pas adaptée ; mais elle s’adaptera, soyez-en sûrs, avec un seul objectif, rendre le travail des forces de l’ordre toujours plus compliqué.

Un grand nombre de dames offreuses « de moments de détente », vont se reconvertir en « masseuses », c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui. J’imagine les camping-cars des Bois de Boulogne ou de Vincennes, « relookés », avec de somptueuses affiches : « Babette, massage tantrique », « Kaline, massage Californien », « Zazie et Zazette, massages à quatre mains »…

Bien entendu, nos politiques trouveront des parades ; par exemple, on ne pourra plus se déclarer « masseuse » que si l’on n’est titulaire d’un diplôme officiel de massage. Plusieurs années obligatoires de formations, dans des écoles agréées par l’État, avec stages pratiques et examen de fin d’études…

Une voie qui ne conviendra pas à tout le monde, on s’en doute. Il faudra trouver autre chose. On trouvera autre chose. Salons de voyance ? Soins aux ongles et autres extrémités, strictement pour Messieurs ? Intermédiaires économiques permettant d’éviter les échanges directs d’argent ?

On trouvera. On trouvera aussi d’autres lois. Une vie toujours plus encadrée, policée, réglementée. Bien entendu, des « clients » malhabiles se feront « pincer ». Pour eux, ce sera, en plus du ridicule, une vie familiale souvent brisée, une carrière compromise.

Et tout ça, finalement, pour quoi ?

Caraïbes, 20 avril 2016

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Amateur ou… amateur ?

Le sait-on encore ? C’était pourtant hier que le principal argument commercial de la plupart des éleveurs de chiens ou de chats était la revendication d’être un élevage « amateur », ou « familial » ?

C’en était au point que même des élevages tout ce qu’il y a de plus professionnels n’hésitaient pas à tenter de maquiller ce professionnalisme autant qu’ils le pouvaient…

L’éleveur « professionnel », dans l’esprit du public, était celui qui gagnait de l’argent en élevant et en vendant les animaux, et cela n’avait pas si bonne presse que cela…

Au contraire, « l’amateur », était considéré à la fois comme un « connaisseur » et un « véritable amoureux » des animaux qu’il élevait.

Et puis peu à peu, les connotations de ces deux mots se sont transformées… « Professionnel » a gagné de la noblesse : on a occulté l’aspect « activité rémunératrice » pour exagérer le sous-entendu compétence et savoir-faire désormais liés à ce vocable. Dans le même temps, on a dévalorisé l’amateur, pour en faire un dilettante incompétent, et pourquoi pas plus ou moins malhonnête…

Cette double évolution sémantique a ceci de remarquable qu’elle ne doit en réalité rien au hasard, puisqu’elle est au contraire le résultat objectif d’une manipulation des organisations précisément « professionnelles » auprès de l’opinion publique, manipulation relayée pour diverses raisons par les pouvoirs publics : il s’agit même d’une illustration, véritable cas d’école, de ce qu’une minorité organisée et agissante parvient à confisquer à son seul profit un vaste espace de liberté…

Le but des organisations professionnelles en général, et ici, des organisations professionnelles d’éleveurs, étant de se créer des espaces monopolistiques de production, supprimant de fait tout risque de concurrence : en clair, les éleveurs professionnels veulent être les seuls à produire des chiens ou des chats !

Mais pour arriver à cette fin, on ne se contente pas de manipuler le vocabulaire ! Il y a une façon beaucoup plus radicale de créer des situations de monopole : l’invention continue et permanente de réglementations !

Sous couvert des meilleures intentions du monde, les pouvoirs publics (pour avoir ou donner l’illusion d’une quelconque utilité) et les organisations professionnelles réglementent donc à tour de bras… Obligation de certificats, de diplômes, d’installations, de contrôles, de suivi administratif, comptable, fiscal, taxations… Et bien sûr, j’en oublie, tout est bon pour décourager toute ambition, toute velléité de concurrence.

C’est la lutte des artisans contre les autos entrepreneurs, et dans le domaine qui nous occupe, des éleveurs professionnels contre les amateurs.

Que là ne soit pas l’intérêt des amateurs, c’est l’évidence ! Mais est-ce pour autant celui des consommateurs (ici, les candidats – acheteurs de chats ou de chiens) ? Est-ce même, réellement, celui des professionnels ? Nous allons voir que c’est exactement le contraire…

Mais remarque préalable, il faut savoir que cette tentation monopolistique n’a rien de spécifique à notre société française. C’est au contraire la règle générale : on peut démontrer que presque partout dans le monde, les entrepreneurs se montrent souvent les premiers ennemis de la liberté d’entreprendre, les éleveurs de chiens et de chats comme les autres…

Dans certains pays, ces derniers se montrent encore plus efficaces que chez nous. Il n’y a pas d’ailleurs à chercher loin : en moins de quelques années, les éleveurs professionnels belges se sont débrouillés pour rendre impossible toute forme d’élevage amateur. Aux États-Unis, les professionnels vont plus loin encore : pour supprimer toute forme de concurrence potentielle, ils ont inventé tout simplement de « stériliser », au sens propre, cette dernière. Comment ? Ils ne vendent plus, précisément, que des animaux stérilisés !

Et cela va beaucoup plus loin que vous ne le pensez ! La stérilisation ayant lieu très tôt, avant même la mise en place des organes génitaux, les animaux destinés à la vente n’ont plus d’appareil génital réellement fini, et ils vivront définitivement privés de toutes les fonctions hormonales normalement destinées à leur sexe. Il s’agit au sens propre d’animaux profondément diminués, privés de manière définitive de la part essentielle de leur nature. Les mâles, par exemple, n’ont tout simplement pas de testicules… (C’est la raison pour laquelle il faut lire avec beaucoup de circonspection les ouvrages très nombreux traitant d’éducation d’origine anglo-saxonne : de quel genre d’animaux parle-t-on ?)

Il ne s’agit donc même plus « d’animaux castrés », vous l’aurez compris, c’est bien pire…

Le problème, c’est que de tels animaux n’intéressent… que les ignorants ! Informés, les candidats – acheteurs prennent la fuite, on les comprend !

Ouf ! Nous n’en sommes pas (encore) là chez nous ! Il n’empêche, et même si personne n’ose le reconnaître, et qu’il s’agit véritablement d’un sujet tabou : on observe depuis plus de 10 ans une chute quasi vertigineuse du nombre de chiens dans notre pays, avec pour corollaire la quasi-disparition de certaines races !

Et pour un observateur libéral, il n’y a rien là qui ne soit très normal : une activité, quelle qu’elle soit, ne peut exister et se développer que si elle peut s’exprimer dans toutes ses composantes.

Une majorité de propriétaires de chats ou de chiens ou de candidats – propriétaires n’envisagent pas du tout de s’imposer les charges et les soucis d’une reproduction. Mais une petite minorité, plus passionnée, plus motivée, veut aller plus loin, et cela peut parfaitement se comprendre.

Sans l’existence de cette minorité, c’est l’ensemble du secteur qui se réduit comme peau de chagrin. Contrairement à ce qu’ils pensent, les éleveurs professionnels ne devraient pas considérer les éleveurs amateurs comme des concurrents, mais comme des partenaires !

L’élevage amateur ou familial est toujours possible dans notre pays : il ne doit pas être découragé, mais au contraire soutenu. À condition bien sûr qu’il s’agisse réellement d’un élevage « amateur » : des connaisseurs avertis et cultivés, passionnés, dont l’objectif n’est pas le rendement économique, mais la production d’animaux de qualité, équilibrés et « bien élevés ».

Et bien sûr, cet exemple spécifique pourrait être étendu sans difficulté : limiter la concurrence, c’est à dire la liberté, ne fait à terme le bonheur de personne, pas même celui des responsables de cette limitation.

Paris, le jeudi 12 juin 2014

Tiens, comme c’est bizarre, la courbe du chômage n’obéit pas au président !

Avril : les chiffres du chômage sont mauvais. Tout le monde fait semblant de s’étonner : tout cela, malgré l’action si volontaire de notre gouvernement ?

L’action, quelle action ? En tout cas, le « petit patron » qui signe cet article, d’action, il n’a rien vu venir. C.I.C.E. et tout ce qu’on voudra comme barbarismes en plus, jusqu’à ce jour, les relevés mensuels de mon cabinet comptable ne laissent aucune illusion : les charges sociales dans mon entreprise, comme les autres taxes, continuent, inexorablement, leur désespérante croissance.

Et sauf à subir une injustice scandaleuse à laquelle je ne crois guère, il y a fort à parier que ce qui est vrai chez moi doit l’être aussi chez les autres…

Normal me direz-vous : toutes les mesures si généreusement claironnées ne seront mises en application que d’ici 2017. Dans trois ans ? Combien d’entre nous seront morts dans trois ans ? Combien, plus pessimistes, se seront réfugiés sous des cieux moins cruels ? (Souvenez-vous de cette plaisanterie de Woody Allen : les Juifs pessimistes en 1939 ont fui l’Allemagne et sont devenus milliardaires à New York… ; les optimistes…)

Autre question : si une mesure doit avoir un aspect positif, pourquoi donc attendre si longtemps ? Pourquoi ne pas la prendre maintenant ?

Mais il paraît que notre président et son soudain bien silencieux premier ministre dialoguent avec les « entrepreneurs » ! Ah bon ! Quels entrepreneurs ? Le président du Medef. Le président du Medef ? Mais pour quoi faire ?

Mais parce que c’est très clair : on baisse les charges pesant sur les entreprises, ces dernières font exploser les embauches !

Exploser les embauches ? Qui cela ? Les entreprises du Medef ? Ce syndicat des salariés dirigeants de (très) grandes entreprises ? Et quelqu’un a fait semblant de croire une pareille billevesée ?

Car il n’y a que deux hypothèses : ou bien les grandes entreprises font ce que font toutes les grandes entreprises dans le monde, c’est-à-dire qu’elles continuent de réduire l’emploi salarié, ou bien elles ne le font pas, et elles seront rapidement laminées par celles qui le font.

Mais vous dites n’importe quoi ! Aux États-Unis, beaucoup d’entreprises rapatrient les usines qu’elles avaient délocalisées hier !

C’est vrai. Pour deux raisons. La première est que l’énergie américaine est devenue en quelques mois la moins chère du monde : merci les gaz de schistes américains. Mais de ce côté-là, et sans doute pour longtemps encore, rien à espérer des schistes français. Et la seconde, ce sont… les robots ! Les usines reviennent, mais ce sont des usines vides ! Mille salariés y sont remplacés par cent robots et… une petite poignée de surveillants et de « techniciens de surface ». Des « créations d’emplois » ? À oublier !

Et quoi qu’elles puissent promettre par ailleurs, nos grandes entreprises, à leur tour, n’auront pas d’autre choix, les dirigeants du Medef, comme les dirigeants du pays, le savent parfaitement : les investissements les plus rationnels créeront des robots, pas des emplois !

Les grandes entreprises : moins de 30 % de l’emploi, un pourcentage destiné à se réduire inexorablement. Mais tout l’effort de notre gouvernement porté uniquement sur cet étroit secteur ! Pour le reste ? Pour le reste, rien.

70 % du potentiel d’emplois totalement occulté par tous.

70 % du potentiel d’emplois, pour lesquels le coût réel de l’emploi (salaires et charges) n’est qu’un paravent ! Le vrai problème, répétons-le, redisons-le, rappelons-le, ce n’est pas le coût de l’emploi, mais le coût de sa rupture, en réalité insupportable, hors de portée des chiffres d’affaires et des marges des entreprises moyennes et petites.

C’est une question évidente de bonne gestion : si je ne peux pas licencier, je ne dois pas embaucher.

Bien entendu, j’entends, vous entendez, le corps des pleureuses indignées : précarisation des travailleurs, à la merci de la cupidité cruelle de « petits chefs » en mal de pouvoir… Bon, bon… comme tous les autres patrons, je vais continuer de me taire… Mais vos belles promesses, Messieurs les politiques, les tiendriez-vous, ce dont je doute fortement, que je ne suis pas prêt de les prendre en compte.

C’est que l’on peut contraindre les patrons à n’embaucher que dans le cadre de votre « code du travail ».

Mais on ne peut pas (pas encore ?) les contraindre à embaucher.

Paris, le 9 juin 2014

Indignation trop facile ?

On en a tant parlé que personne ne peut plus l’ignorer : une jeune femme a été agressée dans le métro lillois, en présence de témoins qui sont restés passifs.

Indignation nationale ! La gent journalistique, aux abois ! La gent politique, aux menaces ! Non-assistance à personne en danger ! Amende, prison, les mots sont doctement prononcés…

Bien entendu, rien de tel ne serait advenu si un seul de tant de beaux parleurs se fut compté parmi les lâches témoins, qui ne l’eussent donc pas été. Nul doute que tous ces héroïques eussent immédiatement trouvé le moyen de faire cesser les choses, et protégeant la victime, de mettre le voyou hors de nuire. Ben voyons !

Comment eussent-ils fait ? Auraient-ils demandé, poliment, bien sûr, au méchant agresseur de bien vouloir cesser d’agresser ? Bon. Mais si l’agresseur avait continué d’agresser ? Ou pire, menacer de changer de victime ?

Et vous, me demandez-vous, qu’auriez-vous fait ?

Puis-je vous le dire franchement ? Cela dépend. Cela dépend de quoi ? Cela dépend du lieu où se produit l’agression. Le lieu ? Non, à vrai dire pas tant le lieu, que le… pays !

Le pays ? Oui, le pays. Expliquez-vous !

Soit. Je puis vous en parler, parce que précisément, il s’agit d’une situation que j’ai connue. Ailleurs qu’en France, je fonce. Et je n’y ai pas tellement de mérite, parce que je ne suis pas le seul ! C’est même le contraire ! Tout le monde fonce ! Et c’est tant pis pour le délinquant, qui a bien des chances de s’en trouver plus ou moins mal !

Est-il blessé ? Oui, cela peut se produire. Que se passe-t-il ensuite ? Un ou plusieurs représentants de l’ordre finissent par apparaître, ils se chargent de la suite. Non sans nous avoir tous félicités pour notre détermination. Au plus, on note nos noms et nos adresses. Pour être les témoins du futur procès du délinquant. Et puis, nous rentrons chacun chez soi.

Et que faites-vous en France ? Oh ! Là, je serai beaucoup plus circonspect ! Supposez par exemple, qu’au cours de l’échauffourée à prévoir, moi, et ceux qui agiraient avec moi, en viennent à blesser, par maladresse, par hasard, le vilain agresseur ? La suite, chacun la connaît ! L’agresseur ne l’est plus, c’est une victime ! Quant à nous, nous sommes tous mûrs pour, au minimum, une garde à vue garantie ! Voire des poursuites, des années de procès et soucis… Une telle perspective, voilà qui donne à réfléchir… C’est que dans le pays de Madame Taubira, le délinquant à bientôt fait de n’être pas celui qu’on croit !

Mais qui vous demande d’intervenir ? Il vous suffit de téléphoner, de solliciter les forces de l’ordre, de tirer la sonnette d’alarme… On croit rêver ! Candeur ! Naïveté ! Ou pure hypocrisie ? À supposer que l’appel rencontre quelque écho, ce qui est loin d’être certain, qui peut croire qu’il serait suivi d’un effet assez rapide pour sauver l’agressée ? Qu’il se rassure, l’agresseur dispose de tout le temps nécessaire à son forfait ! Et même celui de le renouveler, si l’envie lui en reste.

Téléphoner ? Allons, disons-le, autant avoir la franchise de ne rien faire.

Tiens, c’est exactement ce qu’ont choisi les témoins de Lille…

À ce sujet, au hasard d’une vie quelque peu voyageuse, deux épisodes.

En France. Plus précisément, à Paris. Rue de Tolbiac. Je « fais la queue » devant un distributeur automatique. Devant moi, une jeune femme semble avoir des difficultés avec le distributeur. Un passant, surgi par hasard, se propose de l’aider. J’attends mon tour, en pensant à autre chose. Soudain, la jeune femme crie. Le passant court. « Il a pris mon argent et ma carte bleue », crie la jeune femme. Je peine à revenir à la réalité, à prendre conscience du réel. Ce n’est pas le cas de deux noirs athlétiques qui faisaient la queue derrière moi. La jeune femme n’a pas crié qu’ils se sont élancés. Le plus rapide a tôt fait de rattraper le voleur, qu’il projette au sol. Clé de bras. Le voleur braille, on lui reprend son butin. Mais voilà que la jeune femme… prenant le parti du voleur, insulte les courageux intervenants, leur reproche leur brutalité, demande qu’ils relâchent leur prisonnier… rapidement, on s’attroupe, on menace… non pas le voleur, mais les héros… qui rapidement dégoûtés, haussant les épaules, laissent s’enfuir le voyou et délaissent la scène. Seul, j’irai les féliciter, ils ne me cachent pas leur dégoût… et m’assurent qu’on ne les y reprendra plus, mais plus jamais…

Australie, Sydney. La baie de Sydney est systématiquement parcourue d’un véritable réseau de bateaux bus qui relient ses différents sites. Venant de Manly en direction de Sydney, nous sommes, ma femme et moi, dans l’un de ces bateaux bus. Accostage, on annonce que nous allons pouvoir débarquer. À ce moment, deux individus arrachent le sac d’une dame assise devant nous, et partent en courant. Ma femme crie, indignée. Les voyous n’ont pas couru vingt mètres que vingt bras de dix gaillards, aussi solides que déterminés, les ont rattrapés, aussitôt maîtrisés. La foule applaudit. Deux policiers interviennent, les voyous sont menottés. Bizarrement, on les devine plutôt soulagés. C’est que le comportement de la foule ne leur laisse pas de doute, en l’absence des forces de l’ordre, un certain parfum de lynchage…

Les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent, dit l’adage. On pourrait dire aussi : les peuples ont les citoyens qu’ils méritent.

De vous à moi, que serait-il advenu au courageux intervenant qui aurait blessé (ou plus), l’agresseur du métro ? Au très humble avis de votre serviteur, c’est peut-être un peu hâtivement que l’on a blâmé les « témoins de Lille ».

Nota : pour compléter (et conforter ?) cette analyse, je renvoie mon lecteur à ce très intéressant article qui, je le reconnais, va beaucoup plus loin que moi, publié sur le site « Hashtable » : http://h16free.com/2014/04/29/30738-agression-lilloise-doit-on-vraiment-compter-sur-la-collectivite ! 

Paris, le 1 Mai 2014

Les mouches du coche

Du temps de Jean de la Fontaine, il y en avait qu’une, en tout cas une seule par coche.

Quel progrès depuis ces temps reculés ! La mouche du coche est devenue nuées… Avec cette interrogation : les mouches sont-elles plus utiles quand elles sont plus nombreuses ?

« L’emploi, l’emploi, tout pour l’emploi, nous faisons tout, tout, tout pour l’emploi », bruissent les mouches autour du carrosse que ses chevaux poussifs ne font plus avancer.

C’est que ces pauvres rosses ne sont pas seulement épuisées, elles sont en plus profondément démoralisées ! Les mouches peuvent tenir tous les discours du monde, cela ne change rien au fait que le carrosse est toujours plus lourd, et qu’aucun espoir d’allégement ne se distingue à l’horizon !

« Mensonges, buzzent les mouches, nous, les gentilles mouches, nous soulageons le carrosse, nous allégeons les charges que nous faisons peser sur les entreprises !

– Mais c’est très bien, mais c’est très mal ! » Chez le bon peuple, les avis diffèrent, sauf sur le préalable, celui de la baisse des charges : chez le bon peuple, chacun se croit fondé à croire ce que buzzent les mouches.

Mais rosses dans les brancards sont comme patrons dans leurs boutiques : ils savent trop bien que si nombreuses et si buzzantes qu’elles puissent être, les mouches n’ont ni le pouvoir, ni même la volonté, de faire avancer quelque charrette que ce soit : le seul pouvoir efficace de ces dernières étant celui de les enquiquiner un peu, beaucoup, énormément. Énormément les plus souvent.

Il faut en effet être nul en mathématiques, ou encore énarque, pour ne pas voir cette évidence que si je retire X euros de charges aux producteurs, pour accabler de ce même montant leurs clients, la quantité d’argent Q susceptible de transiter des seconds vers les premiers est égale à : Q + X – X = Q, c’est-à-dire qu’elle ne change pas d’un centime, il s’agit par conséquent d’une mesure bruyante et inutile, un buzz de… mouches, au résultat parfaitement connu d’avance.

Je vous entends d’ici : « l’export, l’export ! Si les salaires baissent en France, nos entreprises pourront exporter plus, et donc, employer plus ! Cela tombe sous le sens ! »

Un sens qui sonne comme un écho, l’écho d’autres mouches, moins nombreuses certes, mais pas moins mouches cependant, puisqu’il s’agit des mouches d’organisations qui pour être (soi-disant) patronales, n’en sont pas moins financées par les premières… cela les fait-elles réellement plus crédibles ?

À supposer, ce qui reste à démontrer, que le fait d’appauvrir l’ensemble de nos concitoyens soit de nature à enrichir nos entreprises exportatrices, qui peut croire, sérieusement, que cela diminuera significativement le nombre de nos chômeurs ? Et que celles-ci ne choisiront pas, sans doute avec bon sens, d’investir ces marges nouvelles en équipements, en robots, de nature à augmenter leur productivité ? Ce qui pourrait se traduire, non par une augmentation, mais par une diminution du nombre de leurs salariés !

Mais qui donc a un besoin, aujourd’hui, tout de suite, et sans réels investissements préalables, d’une main-d’œuvre plus nombreuse, qualifiée ou non ? Les grandes entreprises ? De qui se moque-t-on ? Les entreprises exportatrices, grandes ou petites ? Bien sûr que non ! Leurs exportations leur garantissent déjà les marges nécessaires à leurs besoins d’embauches ! Mais qui alors ? Tous les Français le savent, si les mouches politiques continuent de l’ignorer : tous les artisans, tous les commerçants, tous les patrons de petites ou moyennes entreprises, qui travaillent pour le marché national, et qui tous, sont débordés, exténués, épuisés de travail, qui tous, se trouveraient tellement soulagés de pouvoir se faire aider !

Pourquoi ne le font-ils pas ? Pourquoi n’embauchent-ils pas ? Cela aussi, tous les Français le savent ! Il suffit de le demander aux syndicats, aux conseils des prud’hommes, aux juges du « droit (!) » du travail ! Ils ne le font pas, répétons-le, répétons-le encore, même si les chances d’être entendu sont bien faibles, parce qu’ils jugent qu’aujourd’hui, les risques liés à l’embauche sont devenus excessifs, insupportables. La preuve de ce que j’avance ? Ces quelque quatre millions de petits entrepreneurs qui se retiennent d’embaucher ! Tenez : supposons seulement qu’un nouvel environnement conduise, ne serait-ce que la moitié d’entre eux à n’embaucher ne serait-ce qu’un seul collaborateur ?

 « Un nouvel environnement, que voulez-vous dire ? » Le buzz ! Les mouches, soudain surexcitées, buzzent à qui mieux mieux… Buzzent tant et si bien qu’on entend plus ni mules, ni patrons !

Mais pendant ce temps, le chariot continue de rester enlisé.

Paris, le 30 avril 2014

Beaucoup de bruit pour rien ?

J’ai expliqué, dans un précédent article, pourquoi il faudrait rendre un jour justice à l’ex-présidente de notre Medef national, et reconnaître à celle-ci, du point de vue de l’emploi dans notre pays, un rôle non pas aussi déterminant que celui joué par « la dame des 35 heures », mais nettement plus définitif !

J’y rappelais précisément la réaction sans ambiguïté de ladite présidente à la proposition de son successeur, la création d’un « SMIC jeune », qu’elle a dénoncée, avec la fougue que nous lui connaissons, comme une démarche esclavagiste.

Mais voilà que je me sens dans l’obligation de revenir sur ce sujet, car je ne voudrais pas donner à penser, que finalement, ironisant sur les propos de l’ex, je partagerais le point de vue du nouveau (président).

Un SMIC jeune, utile, pas utile ? Souhaitable, pas souhaitable ? Est-ce que j’ai un avis sur cet intéressant sujet ? Oui, et c’est celui-ci : peu importe, car là n’est pas le problème de fond !

En effet, et contrairement à tout ce qu’essayent de nous faire croire ensemble les syndicats, tant patronaux et que salariés, les politiques et les médias qui les servent, tous parfaitement complices sur ce sujet, si des jeunes et d’autres ne sont pas employés, ce n’est pas d’abord un problème de salaire, tant s’en faut !

En tout cas pas dans les petites entreprises, et c’est sans doute vrai aussi pour les moyennes. Si vous en doutez, faites parler votre coiffeur, votre plombier, votre électricien… Vous n’aurez guère besoin de beaucoup les torturer pour qu’ils finissent par l’avouer : leur principal problème : ce n’est pas le salaire du salarié que l’on n’embauche pas, mais le statut même de salarié.

Cela les syndicats (patronaux, répétons-le, tout autant que salariés), le savent parfaitement, puisque ce problème, c’est eux qu’ils l’ont créé, et qu’il constitue leur justification existentielle.

Car les (petits) employeurs, appliquent, consciemment ou inconsciemment le « théorème de l’embauche » : « le frein à l’embauche est égal ou supérieur au coût appréhendé au moment de cette embauche, d’une éventuelle future débauche ».

Coût d’une débauche que les agissements récents du syndicat patronal, largement ovationnés par les pouvoirs publics, sont venus encore alourdir, comme je le signalais dans l’article auquel je fais référence ci-dessus.

Quand le coût de la débauche devient excessif, celle-ci devient, de fait, impossible. L’employeur conscient de cette réalité… n’embauche plus, ou le moins possible, et surtout pas les publics pour lesquelles l’anticipation d’un futur comportement professionnel est la plus incertaine… les jeunes, par exemple.

À quel moment peut-on considérer que ce stade est atteint ou dépassé ? L’outil de mesure est on ne peut plus simple : il est dépassé quand les taux de chômage sont jugés insupportables par la société. Le remède est alors la simplicité même : il suffit de se référer au théorème ci-avant ! Réduisez le coût réel des licenciements (indemnités, risques juridiques, lourdeur des procédures… ), vous réduisez d’autant le frein à l’embauche : qui voudrait réellement résoudre le problème de l’emploi ferait en sorte de faire tendre ce coût vers un montant aussi proche que possible de zéro.

– Voilà que vous proposez d’attenter au Code du travail ! De rendre les licenciements plus faciles ! D’aggraver la précarité !

Ah bon ? Il faut donc comprendre que nous n’en sommes pas (encore) au stade critique ? En ce cas, les jeunes (et beaucoup d’autres) continueront de (beaucoup) peiner à trouver un emploi.

Et peu importe donc le coût de l’emploi. Voilà pourquoi la proposition du président patronal, acceptée ou rejetée, sera de toute façon… beaucoup de bruit pour rien ! Et voilà pourquoi, petit entrepreneur, je ne m’en soucie pas.

Paris, le 21 avril 2014

C’est encore mieux quand les autres le disent…

Nous avions retenu pour sous-titre d’une brochure que nous venons de publier récemment (Métiers de Services auprès des animaux, http://entreprendre-animaux.audreco.com/metiers-de-services-aupres-des-animaux-de-compagnie/, version gratuite sur Internet) la provocation suivante : « Crise et opportunités : et si c’était le moment d’investir ! »

« Ma recommandation à chacun de mes lecteurs est claire : agissez comme si vous n’attendiez plus rien du politique. Et, en particulier, comme si vous n’attendiez que le pire du nouveau gouvernement. Et pire encore des suivants, quelle qu’en soit la couleur politique. Car, plus on tardera à réformer le pays, plus il sera difficile de le faire. Et les majorités à venir disposeront d’encore moins de moyens que l’actuelle, handicapée par l’inaction de ses prédécesseurs.

Concrètement, cela signifie qu’il convient de ne plus attendre la moindre amélioration des prestations sociales, la moindre baisse des impôts, la moindre création d’emploi public, ou la moindre décision positive d’aucune sorte.

Débrouillez-vous, tel est mon conseil. Cela veut dire : au lieu de rester chômeur et d’attendre une offre d’emploi, formez-vous, créez votre entreprise et votre emploi, avec les crédits encore disponibles ; si vous avez un emploi ennuyeux, inventez vous-même une nouvelle façon de faire votre métier, quel qu’il soit, plus amusante et plus créative. Si votre chef vous ennuie, inventez une façon (il y en a mille) de le contourner, de le neutraliser. Si vous êtes chef d’entreprise, n’attendez pas de baisse d’impôt pour investir ou embaucher ; choisissez votre stratégie au regard du monde comme il est.

Et si cela passe par votre départ à l’étranger, faites-le, sans remords, pour un temps, sans pour autant céder à l’illusion d’exotiques miroirs aux alouettes.

Le monde appartiendra demain à ceux qui, aujourd’hui, auront su renoncer à attendre quoi que ce soit de qui ce soit. De leurs parents. De leurs patrons. De leurs maires. De leurs gouvernants. »

Non ! Cette longue citation, vous l’aurez reconnue, n’est pas extraite de notre livret, mais d’un article publié sur le site « Slate.fr » (http://www.slate.fr/story/85455/debrouillez-vous-attali), et signé d’un certain… Jacques Attali.

Oui, oui, vous avez bien lu, il s’agit bien de ce Jacques Attali, l’ancien conseiller de François Mitterrand, l’ex-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, un homme à ce point persuadé du rôle prédominant des états pour le bonheur des peuples, que ce qu’il préconise ce n’est pas moins qu’une sorte de « gouvernement mondial » à glacer dans une commune horreur tous les libertariens de la planète (terre).

Voilà qui donne un poids et un éclairage singuliers au texte ci-dessus, ne trouvez-vous pas ?

Et produit un écho singulier et bien inattendu à notre modeste brochure !

Paris, le 19 avril 2014